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Tout sur Godard, ou presque...
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Tout sur Godard, ou presque...
Une monumentale biographie rassemble enfin les différentes vies du réalisateur culte de la nouvelle vague.
À l'orée des 80 ans de Jean-Luc Godard, l'historien et critique du cinéma Antoine de Baecque lui offre un somptueux cadeau : une biographie de plus de 800 pages. Des livres sur le cinéaste culte de la nouvelle vague, il y en eut des charrettes - c'est fou comme il a pu tracasser ses contemporains ! -, mais celui-ci fera sans doute date.
Un véritable travail de fourmi universitaire : 80 ans d'histoire du cinéma car Godard est le cinéma. Il en incarne la quintessence. Des Cahiers à son dernier film, Socialisme, qui sortira cette année, Antoine de Baecque traque l'impossible Godard qui toujours échappe. De son enfance, pas de photos, ah si, une seule qu'il reprit fugacement dans sa magistrale Histoire (s) du cinéma (1988-1998).
Né suisse à Paris, rue Cognacq-Jay le 3 décembre 1930, d'un père médecin et d'une mère issue d'une riche dynastie protestante industrielle et politique (les Monod), le jeune Jean-Luc ne semble pas à plaindre, baignant dans un monde intellectuel raffiné. Ainsi croisa-t-il Paul Valéry, ami de son grand-père pétainiste. Ballotté entre Paris et la Suisse, l'enfant Godard se partage entre les livres et le sport dont il reste un adepte. Mais l'équilibre familial se brise lorsque ses parents divorcent en 1952 et, surtout, lorsque sa mère meurt prématurément en 1954.
S'ensuit une adolescence de dérive, marginale : il devient cleptomane. Il pique tout. De l'argent, bien sûr, mais aussi des livres y compris ceux de son grand-père. Il est alors banni de la famille Monod, fera même quelques jours de prison et un séjour en hôpital psychiatrique. Très tôt, le cinéma s'impose à lui. Il devient critique aux Cahiers, y rencontre les jeunes Hitchcoco-Hawkiens, Truffaut et Chabrol, vit misérablement de ses larcins. Son histoire est en marche. Le cinéma ne s'attend pas encore à la vague nouvelle qui déferlera sur ses calmes rives. On connaît la suite… À bout de souffle (1959-1960), Le Mépris (1963), Pierrot le Fou (1965), les années maos, l'aventure Dziga Vertov, l'expérience de la vidéo.
À l'orée des 80 ans de Jean-Luc Godard, l'historien et critique du cinéma Antoine de Baecque lui offre un somptueux cadeau : une biographie de plus de 800 pages. Des livres sur le cinéaste culte de la nouvelle vague, il y en eut des charrettes - c'est fou comme il a pu tracasser ses contemporains ! -, mais celui-ci fera sans doute date.
Un véritable travail de fourmi universitaire : 80 ans d'histoire du cinéma car Godard est le cinéma. Il en incarne la quintessence. Des Cahiers à son dernier film, Socialisme, qui sortira cette année, Antoine de Baecque traque l'impossible Godard qui toujours échappe. De son enfance, pas de photos, ah si, une seule qu'il reprit fugacement dans sa magistrale Histoire (s) du cinéma (1988-1998).
Né suisse à Paris, rue Cognacq-Jay le 3 décembre 1930, d'un père médecin et d'une mère issue d'une riche dynastie protestante industrielle et politique (les Monod), le jeune Jean-Luc ne semble pas à plaindre, baignant dans un monde intellectuel raffiné. Ainsi croisa-t-il Paul Valéry, ami de son grand-père pétainiste. Ballotté entre Paris et la Suisse, l'enfant Godard se partage entre les livres et le sport dont il reste un adepte. Mais l'équilibre familial se brise lorsque ses parents divorcent en 1952 et, surtout, lorsque sa mère meurt prématurément en 1954.
S'ensuit une adolescence de dérive, marginale : il devient cleptomane. Il pique tout. De l'argent, bien sûr, mais aussi des livres y compris ceux de son grand-père. Il est alors banni de la famille Monod, fera même quelques jours de prison et un séjour en hôpital psychiatrique. Très tôt, le cinéma s'impose à lui. Il devient critique aux Cahiers, y rencontre les jeunes Hitchcoco-Hawkiens, Truffaut et Chabrol, vit misérablement de ses larcins. Son histoire est en marche. Le cinéma ne s'attend pas encore à la vague nouvelle qui déferlera sur ses calmes rives. On connaît la suite… À bout de souffle (1959-1960), Le Mépris (1963), Pierrot le Fou (1965), les années maos, l'aventure Dziga Vertov, l'expérience de la vidéo.
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Date d'inscription: 03/11/2008

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